Accusé de liens avec le Hamas, le chercheur indien Badar Khan Suri a été libéré par une juge fédérale américaine, qui a estimé que sa détention violait le Premier amendement de la constitution sur la liberté dâexpression. Interpellé en mars sur ordre de lâadministration Trump, lâuniversitaire de Georgetown avait été placé en centre de détention au Texas.
Une juge américaine a ordonné mercredi 14 mai 2025 la libération dâun chercheur indien arrêté il y a près de deux mois sur ordre du gouvernement de Donald Trump, qui lui reprochait dâêtre proche du Hamas et voulait lâexpulser.
Mercredi, il a été libéré dâun centre de détention du Texas, selon le Centre pour les droits constitutionnels et lâACLU, deux des ONG intervenues en sa faveur dans ce dossier.
Les associations de défense des libertés qui ont soutenu sa demande de libération ont salué dans un communiqué « une nouvelle défaite de lâadministration Trump » infligée par la justice dans ses attaques répétées contre le monde universitaire et la liberté académique.
La juge fédérale de Virginie, qui a rendu le jugement plus tôt mercredi, a estimé que sa détention constituait une violation du Premier amendement de la Constitution américaine, qui défend la liberté dâexpression.
Sa décision constitue « une victoire à la fois pour Badar Khan Suri et sa famille, mais aussi pour la lutte pour la démocratie aux Ãtats-Unis, et lâÃtat de droit, surtout en ce qui concerne la liberté dâexpression », a réagi auprès de lâAFP Nader Hashemi, le directeur de son centre de recherche à Washington.
Une libération qui fait écho à celle de lâétudiante turque à Boston
La décision de mercredi intervient cinq jours après une décision similaire ordonnant la libération de Rumeysa Ozturk, étudiante turque détenue depuis un mois et demi, devenue un symbole de la volonté de lâadministration Trump de museler le mouvement de solidarité avec les Palestiniens de Gaza face à Israël.
Selon le directeur de son centre de recherche, Badar Khan Suri avait lui été arrêté après avoir été dâabord visé en ligne par des « groupes dâextrême droite pro-Israël », qui ont, selon lui, transmis ses informations à la police américaine de lâimmigration, qui avait in fine mené lâarrestation.