La République française sâenlise dans un débat absurde, une querelle de pacotille qui agite le landernau politico-médiatique dès que les vents soufflent sur les chiffons islamiques. Interdiction du voile dans lâespace public, encore et toujours le même disque rayé brandit de chaque côté de la scène politique. Une mesure qui se veut forte, mais qui nâest quâun cache-misère, une hypocrisie crasse dâune classe politique incapable dâaffronter les vrais enjeux. Ils veulent interdire le voile dans la rue, humilier des croyants dans leur foi, mais ils ne font rien pour stopper lâimmigration de masse, rien pour préserver ce qui peut encore lâêtre de lâidentité européenne. Un grand théâtre de faux durs et de vraies lâchetés.
Lâillusion de la République assimilatrice
Le vrai problème, ce nâest pas le voile. Ce nâest pas que des millions de musulmans pratiquent leur religion, sâhabillent comme bon leur semble et suivent les prescriptions du Coran. Le vrai problème, câest quâils le fassent massivement sur un territoire qui nâa jamais été une terre dâislam. Quâils le fassent en France, sur une terre dirigé par des élites qui ont laissé venir par millions ceux quâelle nâassimilera jamais, et qui aujourdâhui sâétonne que ces nouveaux arrivants appliquent leurs propres normes, leurs propres coutumes, leurs propres valeurs. Mais comment pourraient-ils faire autrement ? Pourquoi adopteraient-ils les rites dâun pays qui ne croit plus en lui-même ?
On nous rabâche sans cesse les valeurs de la République, comme une prière laïque de bureaucrate fatigué. Mais cette République nâa plus rien à offrir, sinon des injonctions contradictoires. Elle prétend vouloir « intégrer », mais elle ne fait quâempiler les populations comme dans un Tetris ethnique, pensant que les pièces sâimbriqueront miraculeusement. Erreur fatale. On ne fond pas des civilisations dans un chaudron jacobin. On ne mélange pas des peuples comme des cartes que lâon redistribue sur un tapis de jeu.
Un problème de masse, pas de tissu
LâÃtat se focalise sur des détails vestimentaires pour ne pas avoir à affronter lâampleur du problème démographique. Sâil y avait en France quelques milliers de femmes musulmanes voilées, tout le monde sâen moquerait. Le problème, câest la masse. Le problème, câest quâaujourdâhui, des millions de musulmans vivent en France et que, faute dâavoir freiné lâimmigration à temps, lâÃtat se retrouve à hurler à lâindignation sur des voiles comme un épouvantail agitant les bras en plein champ.
Interdire le voile ne sert à rien. Ce ne sont pas des mètres de tissu qui posent problème â hormis prendre plaisir à humilier et vexer des gens â mais le fait quâune population considérable en soit venue à considérer la France comme une terre islamique de facto. Câest le grand remplacement qui se déroule sous nos yeux, et que nos élites refusent dâadmettre. Mais ça, ils nâen parlent pas. Trop effrayés à lâidée dâadmettre quâils ont laissé le phénomène se produire, trop lâches pour prendre la seule décision qui compte : fermer les frontières et expulser massivement ceux qui ne veulent pas se conformer aux us et coutumes de la civilisation européenne.
Assumez vos choix ou taisez-vous
La vérité, câest que nous sommes dans une situation schizophrène. LâÃtat français laisse les flux migratoires exploser et fait semblant de croire quâun décret vestimentaire suffira à endiguer une mutation civilisationnelle. Câest un aveu dâimpuissance. Une pathétique tentative de conserver une illusion de contrôle, alors que tout le monde sait que le processus est engagé et quâil sera irréversible si aucune action forte nâest menée.
Que veulent nos politiques ? Interdire le voile dans la rue mais laisser lâimmigration poursuivre son cours ? Ne pas dire un mot sur le communautarisme galopant mais faire la police du tissu ? Allons jusquâau bout de lâabsurde : faudra-t-il aussi interdire le halal, la prière, le Coran ? Ce nâest pas seulement absurde, câest suicidaire.
Soit on choisit le courage, et on décide dâimposer un véritable coup dâarrêt migratoire, avec une politique de remigration massive et assumée. Soit on accepte ce que lâon a semé : une France et une Europe où les musulmans pratiquent leur foi à leur manière, sans rien demander à personne. Mais il faut arrêter de pleurnicher sur des voiles.
On ne sauvera pas lâidentité européenne en traquant le hijab ou le foulard islamique au coin de la rue. On ne reconstruira pas une civilisation en pourchassant des signes religieux, tout en laissant les mosquées se multiplier et les quartiers entiers se communautariser. La République nâintègre plus rien. Elle subit, elle sâefface.
Le vrai problème, câest nous
Au fond, ce nâest pas aux musulmans quâil faut en vouloir. Ils pratiquent leur religion, suivent leurs traditions, appliquent leurs valeurs. Ils ne font que remplir le vide que nous avons laissé. La vraie question est ailleurs. Pourquoi nous, Européens, avons-nous abandonné notre propre héritage spirituel et culturel ? Pourquoi notre société sâeffondre-t-elle sur elle-même, incapable de proposer un modèle civilisationnel puissant et fédérateur ?
Le problème, ce nâest pas le voile. Le problème, câest quâen face, il nây a plus rien. Plus de spiritualité, plus de fierté, plus dâélan collectif. Les musulmans, eux, croient encore en quelque chose. Nous, nous ne croyons plus en rien.
Alors avant de vouloir dicter aux autres comment ils doivent sâhabiller, avant dâinterdire des tissus et de traquer des foulards, il serait peut-être temps de se regarder dans un miroir. Parce que lâennemi, ce nâest pas le voile islamique. Lâennemi, câest le vide abyssal de notre propre décadence.