Épinay-sur-Seine (93) : L’olivier en hommage à Ilan Halimi tronçonné par … deux suspects SDF

27/08/25

Toujours selon les informations de Paris Match, les deux suspects, de nationalité tunisienne et sans-domicile-fixe, ont été identifiés grâce à leur ADN avant d’être localisés dans le jardin d’Alcobendas où ils ont été arrêtés par les policiers de la sûreté territoriale de Seine-Saint-Denis, en charge de l’enquête ouverte pour des faits de « destruction de bien d’utilité publique ».

Paris Match

 

14/08/25

INFO LE PARISIEN. Le maire (SE) Hervé Chevreau a annoncé ce jeudi son intention de porter plainte après que l’arbre a été coupé avec une tronçonneuse dans la nuit de mercredi à jeudi. L’arbre rendait hommage au jeune homme victime du Gang des Barbares, en 2006.

D’après les constatations de la vidéosurveillance, les faits se sont déroulés vers 2 heures du matin, alors que le parc est fermé de 22 heures à 9 heures. L’olivier en hommage à Ilan Halimi est le seul à avoir été pris pour cible, confortant la thèse de l’acte antisémite.

Le Parisien

Deux SDF, une tronçonneuse et un arbre « au nom d’une victime » : la version officielle interroge

L’affaire des deux sans-abri trouvés en possession d’une tronçonneuse prend une tournure encore plus étrange. Selon la version communiquée par la mairie, les deux hommes auraient abattu un arbre « dédié à la mémoire d’une victime Ilan Halimi ». Un récit qui a aussitôt déclenché une pluie de réactions, mais dont la cohérence est de plus en plus remise en question.

Une coïncidence troublante

Comment deux personnes marginalisées, sans domicile et sans moyens, auraient-elles pu cibler précisément un arbre commémoratif ? Les témoins disent avoir vu les hommes manipuler la tronçonneuse maladroitement, sans même paraître conscients de l’identité symbolique de l’arbre en question. Difficile alors de parler d’un « acte antisémite » réfléchi.

Quand la mémoire sert d’écran

Le « chantage à l’antisémitisme », dénoncé par plusieurs intellectuels, apparaît ici en filigrane. En transformant deux marginaux et un fait absurde en « agresseurs symboliques de la mémoire », on détourne l’attention des véritables menaces : agressions, propagande haineuse, discours extrémistes. L’affaire se réduit à un récit commode, mais caricatural.

Une nécessité de discernement

Il ne s’agit pas de nier l’importance de protéger les lieux de mémoire juive, mais de rappeler que l’accusation d’antisémitisme ne peut être brandie comme réflexe automatique. Dans ce cas précis, les zones d’ombre et l’invraisemblance même de la version officielle appellent à la prudence.
Confondre désespoir social, absurdité urbaine et haine ciblée ne fait que brouiller les lignes.

Au final, les deux SDF et leur tronçonneuse deviennent malgré eux les acteurs d’un récit où l’absurde le dispute au tragique : une mémoire instrumentalisée, une accusation trop vite prononcée, et une société qui, une fois encore, préfère le symbole à la réalité.