« L’Islam, c’est pas une poubelle », disait il y a 50 ans mon premier mentor, aujourd’hui disparu et dont il est inutile de faire mention ici, contrairement à ces ex-Musulmans qui se tirent des balles dans les pieds en se glorifiant de leur apostasie comme d’une légion d’honneur ou d’une rémission de cancer : « Bon débarras ! ». D’abord, alors qu’ils se prétendent victimes de persécutions voire d’insécurité, pourquoi ces apostats (mourtaddine) ne se contentent-ils pas tout simplement d’abandonner discrètement leur ancienne religion au lieu d’aboyer à tout va ? Pourquoi s’obstinent-ils à se venger, comme ces femmes répudiées qui reprochent à leurs anciens conjoints des conduites ignobles tout en escamotant leurs propres fredaines ? On a essentiellement là affaire à des revanchards, homos ou détraqués sexuels, soulards ou décadents épicuriens ou tout simplement à d’inavouables paresseux qui ne tolèrent pas que leur Créateur dicte Ses règles et condamne leurs transgressions. Ils escomptent neutraliser DIEU en usant de contrevérités et de flagorneries grossières qui ne font que mystifier et égarer leurs semblables.
En religion comme en politique, ceux qui remettent en cause l’existant doivent proposer mieux. Les négationnistes de l’Islam sont quant à eux incapables de fournir le moindre substitut cohérent (religieux ou pas) sur l’origine de l’univers et ce qu’il recèle, sur ses processus de fonctionnement et sur son devenir. Ils se persuadent d’être issus de nulle part ou de s’être auto-créés, et rejettent d’emblée le postulat plus que crédible qu’ils doivent leur existence à un Créateur, ou adhèrent à des religions pires que celle qu’ils souhaitent démolir. A les entendre, il ne devrait pas leur être tenu rigueur de leur incrédulité et de leur désobéissance, alors que ce n’est le cas nulle part, ni à l’école, ni au travail, ni en société. Quitte à les contredire et à les exaspérer, se rebeller contre DIEU ou L‘insulter en LUI déniant le droit d’exiger quoi que ce soit, en diffamant des imperfections rédactionnelles infondées avec des contrevérités et en soutenant des parents ou amis récalcitrants, justifient d’être copieusement vitupérés par le Coran et menacés des pires châtiments.
Dans les religions dignes de ce nom, le Paradis et l’Enfer symbolisent les récompenses et les châtiments, respectivement pour les bonnes œuvres et pour les méfaits, et sont destinés à inciter à bien se comporter. Les nombreuses descriptions paradisiaques et infernales, honnies par les dénigreurs pour leur candeur ou leur virulence, semblent encore insuffisantes pour les exhorter à se conformer aux injonctions divines. Par rapport aux autres religions clairement altérées, l’Islam s’affirme plus abouti et plus logique. Le Bouddhisme n’est pas une religion mais une philosophie dépourvue de DIEU qui ne fournit aucune explication à la création de l’univers. L’Hindouisme (Védisme, Brahmanisme) est un mode de vie primitif, héréditaire, polythéiste et idolâtre. On n’est Juif que si on procède d’une mère juive ou si les tribunaux rabbiniques le concèdent, à titre dérogatoire et exceptionnel. Leur élitisme exclut le commun des mortels de ces croyances. Le Christianisme incarne DIEU en la personne du Christ, demi-dieu issu d’une union charnelle entre une divinité et une mortelle, qui expie injustement un péché originel commis et arbitrairement infligé à toute l’humanité par Adam et Eve.
Passons en revue quelques arguties des séparatistes de l’Islam qui, métaphoriquement, ont troqué le couscous contre le cassoulet. Sur les plus de six mille versets du Coran, il n’y en a qu’une dizaine qui les turlupinent (0,2 %, deux pour mille), autant que le pourcentage infinitésimal d’apostats de l’Islam par rapport à une communauté d’un cinquième de la population mondiale. Leurs citations sont sciemment tronquées, citées hors contexte, mal interprétées ou déformées pour alimenter des controverses sur leur caractère guerrier, misogyne, misanthrope ou homophobe, en éludant celles qui sont philanthropiques, féministes ou miraculeuses. Ils les confrontent ensuite, à tort et à travers, aux concepts occidentaux éphémères les plus discutables et les plus outranciers pour démontrer leur antagonisme avec la modernité.
Faute du pouvoir réaliser le meilleur immédiatement, il faut se contenter du moins pire. Les détracteurs reprochent abusivement à l’Islam, au Coran et à ALLAH des incitations à la violence et à la tyrannie mais aussi des comportements qui furent plutôt des corrections et des améliorations des mœurs préexistantes. Pour l’esclavage, par exemple, qui était généralisé, banalisé et entériné par les religions officielles d’avant l’Islam, le Coran a institué de meilleures dispositions et, en particulier pour expier les fautes, les émancipations. En ce qui concerne les femmes, qui ont de tous temps été infériorisées et maltraitées, les recommandations divines ont préconisé de meilleurs traitements. Les non-Musulmans et leurs traditions sont respectés et protégés (Dhimmis) tant qu’ils ne commettent pas d’agressions.
Les critiques contre l’Islam, qui est toujours sorti vainqueur et grandi des confrontations aussi bien avec les autres religions qu’avec les théories fantaisistes ou darwinistes, sont permises à condition d’être honnêtes, ce qui est loin d’être l’apanage des ex-Musulmans. Personne ne leur chercherait de noises s’ils mettaient leurs reniements en veilleuse et se dispensaient de proférer des assertions outrageantes contre l’Islam. S’ils se collent eux-mêmes une cible dans le dos ici-bas et dans l’au-delà par leurs provocations idiotes, il ne faut pas ensuite qu’ils jouent les innocents et se plaignent d’une vie infernale, à cause d’ALLAH.