Chassieu : Une restauration exclusivement halal prévue pour les 50 ans du Judo Club

« Je ne suis pas d’accord » : à Chassieu, le maire surpris par un menu 100% halal d’un événement de judo

Une restauration exclusivement halal est prévue pour les 50 ans du Judo Club de Chassieu, afin de ne pas exclure les adhérents musulmans. Ce qui a fait bondir la députée RN Tiffany Joncour, et a étonné le maire (DvD) Jean-Jacques Sellès.

Il n’y a pas de feinte dans la voix de Jean-Jacques Sellès, ce mercredi 23 avril. « Vous pouvez noter que je suis vraiment surpris. Je ne suis pas d’accord ! », explique le maire (divers droite) de Chassieu. L’objet de son étonnement : le choix du Judo Club de sa commune de proposer, à l’occasion des 50 ans de l’association samedi 14 juin, une restauration 100 % halal.

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L’événement prévu pour célébrer les 50 ans du Judo Club de Chassieu a suscité une controverse en raison du choix d’une restauration exclusivement halal. Cette décision visait à inclure tous les adhérents, notamment les membres musulmans du club. Cependant, elle a été critiquée par certains responsables politiques, dont la députée RN Tiffany Joncour, qui y voient une atteinte à la neutralité républicaine. Le maire de Chassieu, Jean-Jacques Sellès (Divers droite), s’est également déclaré surpris par ce choix.

Cette situation reflète les tensions récurrentes en France autour des pratiques alimentaires liées aux convictions religieuses. Alors que des repas végétariens ou sans porc sont souvent proposés pour répondre à diverses sensibilités, le choix d’un menu halal est parfois perçu comme une concession excessive à une communauté spécifique. Pourtant, dans un cadre associatif, il est courant d’adapter les menus pour inclure le plus grand nombre, sans intention d’exclusion.

Ce genre de mobilisation se produit de plus en plus souvent. Dans plusieurs villes ou institutions, on voit certains groupes d’extrême-droite s’opposer à des repas halal sous prétexte de « laïcité » ou de « neutralité », alors qu’en réalité, il s’agit souvent d’une forme d’islamophobie déguisée.

Ils cherchent à créer la polémique autour de la nourriture, qui est pourtant une question de respect des croyances et des besoins alimentaires de chacun, comme c’est déjà le cas pour les repas végétariens, kasher, ou sans porc. Le halal devient alors un prétexte pour stigmatiser les musulmans.