Les 17 et 18 mai devait se tenir à Meyzieu le salon « Aux Sources, agir pour demain » qui, selon son programme, « invite à un voyage au cÅur de lâunivers du Coran et de la Sira. Deux journées placées sous le signe de la spiritualité et du partage, où vous pourrez rencontrer des savants reconnus, dans une ambiance chaleureuse et fraternelle ».
Mais cela fait déjà 15 jours que la députée RN Tiffany Joncour demande lâinterdiction de cet événement à cause notamment de la présence de Vincent Souleymane, « prédicateur connu pour sa haine des juifs ». En 2023, la Préfecture du Rhône avait déjà interdit sa venue à Lyon.
Aujourdâhui encore, le sujet a donné lieu à des échanges vifs à lâAssemblée Nationale, la députée reprochant son inaction à lâEtat. « Vincent Souleymane est connu pour ses discours haineux envers les femmes, les juifs, les homosexuels et plus largement envers la France. Monsieur le ministre, comptez-vous interdire la venue de Vincent Souleymane à Meyzieu ? Allez-vous assumer vos responsabilités et faire de la lutte contre lâislamisme lâune de vos priorités ? Car du côté de la Préfecture du Rhône, on en est loin ».
Déjà interdit en 2023
En réponse, Bruno Retailleau rappelle quâen 2023 câest cette même Préfecture qui avait justement interdit sa venue à Lyon, alors quâ« il revenait au maire de prendre cette interdiction et la préfète sâétait substituée pour obtenir cette interdiction. La préfète de la Région a écrit au maire pour lui demander de prendre un arrêté dâinterdiction. Nous pensons que le maire va prendre cet arrêté. Si jamais il ne le faisait pas, jâai donné à la préfète lâinstruction très claire de se substituer au maire comme elle lâavait fait jadis avec le maire de Lyon ».
De fait, en fin dâaprès-midi, le maire LR de Meyzieu Christophe Quiniou a confirmé sur Twitter quâil allait prendre un arrêté dâinterdiction contre un événement « contraire à nos principes républicains (â¦) propos complotistes, remise en cause de lâégalité homme-femmes, atteintes à la dignité humaine : ces discours nâont pas leur place sur notre territoire ».
Légitimation de la lapidation des femmes adultères
Le maire qui émet au passage une critique ironique de la députée, pour laquelle il note « avec plaisir le soudain attachement à ces sujets locaux, et je me réjouis de son nouvel intérêt pour la vie majolane. »