Suite à lâannonce de la procédure de dissolution contre Urgence Palestine, une pétition de soutien au collectif a récolté plus de 100 000 signatures en seulement quelques jours. Une première étape pour la construction dâune campagne large pour lâensemble des réprimés du mouvement de solidarité avec la Palestine.
Après la dissolution du collectif « Palestine Vaincra » le 20 février dernier, le gouvernement vient de lancer une nouvelle vague de dissolution à lâencontre de la Jeune Garde et dâUrgence Palestine. Une nouvelle offensive répressive portée par Retailleau, qui répond aux injonctions de lâextrême-droite.
En réponse à cette offensive, lâorganisation a lancé une campagne de soutien et une pétition, qui a récolté près de 124 00 signatures seulement quelques jours. Dans le texte, le collectif dénonce lâoffensive du gouvernement en lien avec lâintensification du nettoyage ethnique en Palestine : « Alors que le génocide sâintensifie à Gaza, alors que le siège affame et détruit tout un peuple, que fait lâÃtat français de Macron et Retailleau ? Il prononce lâintention du gouvernement de dissoudre lâune des principales organisations des Palestinien.ne.s en France, un des principaux collectifs mobilisés en solidarité avec le peuple palestinien.  »
De la même manière, le collectif rappelle que cette procédure est une réponse directe à un appel du député RN Julien Odoul, ainsi que dâautres groupuscules dâextrême-droite, comme la Cocarde étudiante ou le collectif Némésis. « En la reprenant à son compte, le ministre de lâIntérieur Bruno Retailleau entérine une politique de répression alignée sur les mots dâordre de lâextrême droite en France et du gouvernement israélien. »
Suite à cette pétition, dâautres initiatives ont vu le jour, à lâimage du meeting contre la dissolution de la Jeune Garde et du collectif Urgence Palestine, qui a réuni plusieurs milliers de personnes à Paris le 6 mai dernier, ainsi que dâautres rassemblements dans plusieurs villes en France.
Alors que cette nouvelle vague de dissolutions se combine à celles des poursuites pour apologie du terrorisme, dont Anasse Kazib, porte-parole de RP, en procès le 18 juin prochain, la criminalisation des soutiens à la Palestine nécessite la construction dâun front large et unitaire contre la répression dâÃtat et pour la Palestine.
Signons contre la dissolution dâUrgence Palestine, faisons front !
