Monsieur le Président, bien sûr en tant que Palestiniens, nous nous réjouissons de votre visite en Egypte auprès des blessés gazaouis dans les hôpitaux égyptiens, ainsi que de vos déclarations de reconnaissances de leurs traumatismes physiques et psychologiques.
La suite logique de votre visite en Ãgypte aurait dû voir lâouverture de la frontière du territoire de Gaza avec le président égyptien Al-Sissi afin dâapporter toutes les aides alimentaires, médicales et matérielles pour les Gazaouis.
Vous avez aussi exprimé, au nom de la France, votre intention de reconnaître lâÃtat de la Palestine au mois de juin prochain.
Faut-il rappeler, Monsieur le Président, que la France a voté le 29 novembre 1947 en faveur de la Résolution n° 181 des Nations Unies pour le partage de la Palestine en deux Etats, dont celui de la Palestine, ceci en contradiction avec la charte des Nations Unies qui nâa pas vocation à partager une terre ?
Câest donc que la France a contribué à créer et fait acte de reconnaissance de lâÃtat de Palestine sans aider à lâapplication de ce fait.
Vous vous retrouvez donc aujourdâhui au point zéro de la création de lâEtat palestinien, celui-là même qui témoigne de la création de lâÃtat colonial nommé Ãtat juif par lâONU, mais qui en réalité nâest que la continuité de lâoccupation anglaise de la terre de Palestine.
Il est évident que la France ne reconnaît pas le caractère colonial de lâÃtat israélien et les conséquences pour le peuple palestinien en terme de destructions, de dépossessions et dâexpulsions depuis sa création et sa reconnaissance en 1947 à lâONU.
Vous êtes donc au point zéro de la contradiction dâavoir créé un Ãtat colonial et des droits nationaux imprescriptibles du peuple martyr de la terre de Palestine de la mer au Jourdain. A lâévidence, la France nâa jamais appliqué de sanction contre cet Ãtat colonial.
La question, câest comment dépasser ce point zéro en conciliant cette contradiction fondamentale sans remettre en cause ce que certains appellent « le droit international », qui nâest en réalité que le droit du plus fort.
En réalité, le droit international est mort ce 29 novembre 1947.
Lâoccupation par lâAllemagne nazie de la France en 1940 nâaurait jamais été légitime aux yeux des Français, même avec une résolution de lâONU.
Que personne ne nous demande la reconnaissance de la légitimité de notre ennemi qui mène une guerre coloniale depuis 1947 et une guerre génocidaire depuis 2023 contre notre peuple.
Le peuple palestinien, est, depuis le partage inique de 1947, dans lâattente de lâapplication de ses DROITS nationaux dans la JUSTICE, ni plus ni moins.
De la mer Méditerranée au fleuve Jourdain se trouvent nos droits, nos vies, notre société, notre identité et notre patrimoine historique spolié. La négation de ces faits nâapportera jamais la paix.
Pour finir, Monsieur le Président, les centaines de milliers de martyrs, de blessés, les centaines de milliers de Palestiniens emprisonnés depuis 1948 et les millions de réfugiés expulsés dans lâattente de lâapplication de leur droit au retour vous prient dâaccepter leurs sincères salutations.
Honneur et Mémoire
Palestine VivraÂ
Palestine VaincraÂ
Association de Palestiniens en Ile-de-FranceÂ
