Rédigé à la demande expresse de la Commission européenne, le rapport sur la lutte contre la haine musulmane dans lâUnion européenne publié le 24 octobre dernier est le fruit du travail du réseau européen dâexperts juridiques en matière dâégalité des genres et de non-discrimination chargé, depuis 2014, de fournir à la Commission des conseils indépendants.
Pour remédier à cette « discrimination systémique », le rapport recommande dâintroduire dans le droit de lâUE et de ses Ãtats membres une « obligation dâaccommodement raisonnable pour motif religieux ». Une notion nord-américaine qui consiste à adapter raisonnablement une règle dâordre générale au profit dâune pratique religieuse spécifique, tant que cela nâimpose pas de contraintes excessives.
Toujours selon lâauteur, certaines lois auraient en effet été délibérément conçues pour cibler les musulmans sous couvert de neutralité. Et adoptées sous lâinfluence de partis « antimusulmans » en position de force. En clair, le rapporteur suggère quâun règlement européen permette aux juges des Ãtats membres dâécarter des lois instaurant des « discriminations systémiques » à lâencontre des musulmans.
(â¦)
Car derrière ce réseau, on trouve trois organismes : lâONG Human European Consultancy, la faculté de droit de lâuniversité dâUtrecht et lâONG Migration Policy Group (MPG). Fondée en 1995, cette dernière se présente comme un « think & do tank » sur lâintégration, la migration et la lutte contre la discrimination, et soutient officiellement la « création de sociétés multiculturelles ».
(â¦)
Parmi les financeurs du Migration Policy Group, on retrouve trois organisations américaines : la fondation Rockefeller Brothers, JPMorgan â la plus grande banque des Ãtats-Unis â et lâOpen Society Foundations de George Soros. Cette dernière lui a dâailleurs versé plus de 800 000 dollars depuis 2016.
(â¦)
Lire la suite sur lejdd.fr
Comme le souligne le plan d’action de l’Union européenne contre le racisme pour 2020-2025 (Plan d’action de l’UE contre le racisme), « le racisme nuit à la société de nombreuses manières. Plus directement, il signifie qu’un grand nombre de personnes vivant en Europe sont victimes de discrimination, ce qui porte atteinte à leur dignité humaine, à leurs perspectives d’avenir, à leur prospérité et à leur bien-être, et souvent aussi à leur sécurité personnelle. » Cette situation difficile décrite par le plan d’action est la réalité quotidienne de nombreux musulmans et de personnes perçues comme musulmanes à travers l’Europe. La persistance du sentiment antimusulman dans un certain nombre de sociétés européennes et la discrimination généralisée à l’encontre des membres de la communauté musulmane sont largement corroborées par la recherche sociologique.Â