Le journaliste et militant catholique pro-vie David Daleiden, poursuivi depuis des années devant les tribunaux par lâindustrie de lâavortement, mais aussi par Kamala Harris lorsquâelle était procureur général de Californie (de 2011 à 2017), a obtenu un accord judiciaire qui est, en pratique, une victoire qui lui permettra de continuer à dénoncer les horreurs de ce commerce macabre.
Il y a dix ans, le monde était choqué par les vidéos de David Daleiden. Enregistrés en caméra cachée, David ou sa collaboratrice Sandra Merritt rencontraient des directeurs de cliniques dâavortement et négociaient la vente et lâachat de parties de bébés avortés.
Entre champagne et caviar, les directeurs dâavortoirs proposaient des cornées, des cÅurs ou des poumons de bébés avortés, dââges différents, bien conservés, frais, récoltés, etcâ¦. Et ils ont discuté des prix. Daleiden a fait circuler plus dâune douzaine de vidéos avec différents responsables. Il y avait des titres comme « Jâai besoin de 50 foies supplémentaires ».
La première vidéo de Daleiden : le prix des parties de bébé parmi les délices et les vins.
Lâavortement, dans ces vidéos, nâétait pas quelque chose de « nécessaire » pour aider les femmes : il sâagissait de se procurer de précieux cadavres de bébés qui, découpés comme sur un marché, pouvaient être vendus pour la « recherche », souvent pour le monde de la cosmétique.
Lâindustrie de lâavortement, lorsque le scandale de ce macabre commerce a éclaté, a réagi en attaquant le messager, en sâappuyant sur des juges favorables à lâavortement et en dénonçant toutes sortes de délits, tels que la « falsification » dâidentité, en demandant des peines énormes, des amendes et des années de prison. Mais au final, Daleiden a obtenu ce quâil voulait : beaucoup de publicité et une sanction minimale.
Cette vidéo a fait parler dâelle en évoquant la voiture Lamborghini quâelle prévoyait dâobtenir grâce au commerce de pièces détachées pour bébés.
LâÃtat de Californie a accepté dâabandonner toutes les poursuites contre David Daleiden et son associée Sandra Merritt. Le groupe pro-vie de David Daleiden, le Center for Medical Progress (CMP), a annoncé lundi que lui et Sandra Merritt avaient conclu un accord avec le bureau du procureur général de Californie.
Les deux militants plaideront « sans contestation », ce qui leur vaudra « aucune peine de prison, aucune amende, aucune reconnaissance dâactes répréhensibles et aucune mise à lâépreuve ». Il sâagira dâun « délit mineur, dâune durée de 6 à 12 mois, qui sera ensuite converti en plaidoyer de non-culpabilité, rejeté et effacé », a expliqué le CMP.
Le fait que Daleiden ait enregistré les avorteurs en cachette est admis et indéniable : ils les ont fait parler de leur marché louche de vente de membres humains. Ce que Daleiden souhaite, câest pouvoir consacrer ses ressources à la diffusion de lâinformation, et non à des poursuites judiciaires. Le règlement, déclare M. Daleiden dans un communiqué du CMP, est « une grande victoire pour mon journalisme dâinvestigation et pour le droit du public à connaître la vérité sur la vente par Planned Parenthood de parties de corps de bébés avortés ».
La neuvième vidéo est celle dâun acheteur qui veut 50 foies supplémentaires (de fÅtus avortés) :
Mat Staver, fondateur et président de The Liberty Counsel, qui a accompagné les militants pro-vie, considère également lâaffaire comme un grand succès.
« Sandra Merritt nâa rien fait de mal. Elle a fait ce quâil fallait en exposant la dépravation de lâindustrie de lâavortement. Cet accord de plaidoyer met fin à une affaire criminelle injuste en abandonnant ces accusations criminelles infondées sans aucune peine dâemprisonnement, amende ou autre sanction ».
« Assassiner des bébés humains pour en extraire des parties du corps à des fins lucratives est un acte pervers et il nây a aucune excuse à la persécution politique de Sandra. Il sâagit dâun résultat extraordinaire pour Sandra et lâÃtat de Californie mérite de repartir pratiquement les mains vides ».
En 2015, le CMP a commencé à diffuser ses vidéos en caméra cachée montrant des employés de Planned Parenthood discutant des prix des parties du corps de bébés avortés. Planned Parenthood a depuis simplement répondu que les vidéos étaient « éditées de manière trompeuse », bien que toute personne qui les regarde verra quâil sâagit de clips complets avec peu dâédition, à lâexception du sous-titrage de lâaudio.
Daleiden et Merritt ont également enregistré secrètement des conversations lors des grands congrès sur lâavortement organisés par la National Abortion Federation (NAF) en 2014 et 2015. La NAF les a dénoncés pour cela.
Une autre vidéo largement diffusée montrait une technicienne en avortement de Planned Parenthood en 2014 lors dâun atelier dans le Michigan, déclarant que ses employées nâavaient pas à aider les victimes de viols ou de violences sexuelles, même lorsquâil était évident que des violences avaient été commises à lâencontre de filles ou dâadolescentes, que ce nâétait pas leur travail et quâelles nâavaient pas à signaler ce quâelles savaient à la police.
Daleiden est né en 1989 dâune grossesse inattendue, sa mère étant tombée enceinte de son père alors quâelle était étudiante à lâuniversité. Des années plus tard, Daleiden est devenu pro-vie après avoir vu une campagne dâimages explicites de lâavortement. Il se lie dâamitié avec Lila Rose, porte-parole de la plateforme Life Action, lâun des visages pro-vie les plus reconnus aux Ãtats-Unis et également une militante amie des caméras cachées pour révéler les secrets de lâindustrie de lâavortement. En 2013, à lââge de 24 ans, elle fonde le Center for Medical Progress et, pour lancer son enquête sous couverture au cÅur de lâindustrie de lâavortement, elle crée Biomax Procurement Services, sa couverture. Il commence alors les enregistrements qui vont ébranler lâindustrie de lâavortement.