« Dans la tradition musulmane les non-musulmans sont des « dhimmis » inférieurs (…) la colonisation a été une humiliation (…) le 11 septembre et le Bataclan ont été pour eux une grande source de fierté retrouvée. » Philippe d’Iribarne, anthropologue au CNRS @LeFigaroTV
« Dans la tradition musulmane les non-musulmans sont des « dhimmis » inférieurs (…) la colonisation a été une humiliation (…) le 11 septembre et le Bataclan ont été pour eux une grande source de fierté retrouvée. »
Philippe d’Iribarne,
anthropologue au CNRS @LeFigaroTV pic.twitter.com/nkbNSOGuHC— Damien Rieu (@DamienRieu) December 21, 2025
1. Formulation de dénonciation
Les propos affirmant que, « dans la tradition musulmane, les non-musulmans seraient des “dhimmis” inférieurs », que « la colonisation aurait été une humiliation », et que « les attentats du 11 septembre ou du Bataclan auraient été pour eux une source de fierté retrouvée », constituent une stigmatisation grave et mensongère de l’ensemble des musulmans.
Ces déclarations procèdent par amalgame idéologique, assimilant une population entière à des actes terroristes unanimement condamnés par les musulmans eux-mêmes. Elles visent à présenter les musulmans comme intrinsèquement violents, hostiles à la société française et solidaires du terrorisme, ce qui est factuellement faux et moralement inacceptable.
De tels propos relèvent d’une incitation à la haine et à la discrimination fondée sur la religion, contribuent à nourrir un climat d’hostilité et portent atteinte à la dignité de millions de citoyens ou résidents de confession musulmane.
Ils participent à une rhétorique islamophobe qui met en danger la cohésion sociale et contrevient aux principes fondamentaux de la République.
2. Qualification juridique possible
Selon le contexte (média, réseau social, conférence, écrit), ces propos peuvent relever de :
- Article 24 de la loi du 29 juillet 1881
👉 Provocation à la haine ou à la discrimination envers un groupe de personnes en raison de leur religion. - Article 33 de la loi de 1881
👉 Injure publique envers un groupe de personnes défini par leur religion. - Diffamation publique
👉 Attribuer collectivement aux musulmans une fierté liée à des attentats terroristes constitue l’imputation d’un fait grave et faux.
La jurisprudence est constante :
➡️ L’amalgame entre une religion et le terrorisme est sanctionnable, même sous couvert d’analyse “culturelle” ou “historique”.
3. Où et comment signaler ces propos
Selon le support :
🔹 Réseaux sociaux / Internet
- Plateforme PHAROS :
https://www.internet-signalement.gouv.fr
(Haine, discrimination, apologie du terrorisme)
🔹 Médias, émissions, tribunes
- ARCOM (ex-CSA) si propos diffusés à la radio, TV ou en ligne par un média
- Droit de réponse possible
🔹 Voie pénale
- Signalement au Procureur de la République (lieu de diffusion)
- Plainte simple ou plainte avec constitution de partie civile (via une association)
4. Point important (fond du débat)
👉 Le statut de dhimmi est un concept historique pluriel, instrumentalisé ici de manière simpliste et idéologique.
👉 Les musulmans, en France comme ailleurs, ont massivement condamné tous les attentats terroristes.
👉 Prétendre une « fierté musulmane » liée au Bataclan ou au 11 septembre relève d’une accusation collective infamante, sans aucun fondement.