Oh Christophe Barbier, tes propos dépassent ta pensée raciste

Les mots ont un poids, surtout lorsqu’ils viennent d’un journaliste médiatique comme Christophe Barbier. Ses récentes déclarations à propos du 7 octobre sont révélatrices d’un biais dangereux et profondément stigmatisant.

« Après le 7 octobre, je me suis dit on va avoir des ripostes, des mosquées attaquées, des musulmans agressés, et non pas du tout, on a eu des félicitations du 7 octobre, et ça, c’était terrifiant. »

La banalisation des représailles contre les musulmans

Ces propos laissent entendre qu’il aurait été « logique » ou « attendu » de voir des mosquées attaquées et des musulmans agressés. Autrement dit, Barbier banalise l’idée que l’on puisse s’en prendre collectivement à des croyants pour des crimes commis ailleurs, par d’autres. C’est une manière subtile de légitimer l’injustice et la violence islamophobe.

La suspicion permanente comme prisme médiatique

En prétendant que l’absence de représailles aurait été remplacée par des « félicitations » du 7 octobre, Barbier glisse vers une généralisation insidieuse : les musulmans seraient suspects, enclins à applaudir le terrorisme. Cette suspicion permanente, martelée par certains commentateurs, est un poison pour le vivre-ensemble. Elle essentialise des millions de citoyens français en boucs émissaires.

Une inversion des responsabilités

Au lieu de pointer du doigt les discriminations et violences islamophobes que subissent les musulmans de France, Barbier inverse l’accusation. Les victimes potentielles deviennent les complices présumés. C’est la mécanique classique du racisme : transformer une minorité fragilisée en menace collective.

Quand le commentaire nourrit la haine

Derrière cette formule, il y a une idée lourde de conséquences : que les musulmans de France seraient naturellement suspects, qu’ils devraient s’attendre à être frappés collectivement après chaque tragédie. Ce n’est pas seulement une opinion individuelle, c’est un discours qui, par sa diffusion médiatique, alimente les peurs et justifie les amalgames. En 2025, entendre encore un journaliste de premier plan conforter la vision d’un « ennemi intérieur » musulman est alarmant. Les médias devraient au contraire rappeler l’essentiel : on juge des actes, pas des croyances.