Raphaël Enthoven déprogrammé de « Livres dans la Boucle », festival littéraire

À deux semaines de l’ouverture de la dixième édition du festival littéraire « Livres dans la Boucle » à Besançon, l’écrivain et philosophe a été déprogrammé après avoir proféré des propos jugés « intolérables » sur Gaza.

La dixième édition du festival littéraire bisontin « Livres dans la Boucle » se fera sans Raphaël Enthoven. Le philosophe a été déprogrammé en raison de propos sur la situation à Gaza jugés « intolérables » par l’agglomération de Besançon.

« Les récentes déclarations polémiques de M. Enthoven sont de nature à remettre en cause la sérénité du déroulement du festival littéraire Livres dans la boucle « , a déclaré à l’AFP une porte-parole. « Dans ces conditions, l’organisateur Grand Besançon Métropole a demandé au prestataire de la manifestation d’annuler sa venue fin septembre« , a-t-elle ajouté. Dans un communiqué publié mercredi, la section de Besançon du Parti communiste – membre de la majorité municipale – s’était émue de la venue annoncée de M. Enthoven, en dénonçant des « propos inadmissibles » qu’il avait tenus sur le réseau social X le 15 août dernier.

Un « caractère intolérable » de ces propos

L’écrivain, qui vient de publier « L’Albatros » en cette rentrée littéraire, avait affirmé: « Il n’y a AUCUN journaliste à Gaza. Uniquement des tueurs, des combattants ou des preneurs d’otages avec une carte de presse ». Le lendemain, il avait précisé, toujours sur X : « On connaît des dizaines d’exemples avérés de faux journalistes qui sont en réalité des combattants du Hamas ou des preneurs d’otages. Combien d’exemples a-t-on de journalistes libres de travailler à Gaza qui ne soient liés ni de près ni de loin à l’organisation terroriste ? »

Après ces déclarations « Raphaël Enthoven a essuyé insultes et menaces de mort. Ce qui est évidemment condamnable« , a commenté le PCF de Besançon. « Mais cela ne doit pas faire oublier le caractère intolérable de ces propos », qui « donnent tout simplement carte blanche à l’armée israélienne pour assassiner sans honte ceux qui voudraient informer et dénoncer ses forfaits« , a dénoncé le parti communiste.

Plus de 250 médias, dans 70 pays, ont participé lundi à une opération pour dénoncer le nombre de journalistes tués à Gaza, soit plus de 210 selon l’ONG Reporters sans frontières.

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