Gaza : Une étude indépendante dénombre à 100 000 les morts violentes et les morts non violentes liées à la guerre

Alors que le ministère palestinien de la Santé fait état de 57 000 morts dans la Bande Gaza depuis octobre 2023, une étude indépendante situe ce décompte à 100 000, en incluant les morts violentes et les morts non violentes liées à la guerre.

An Israeli tank maneuvers in Gaza, as seen from the Israeli side of the border, July 6, 2025. REUTERS/Amir Cohen
An Israeli tank maneuvers in Gaza, as seen from the Israeli side of the border, July 6, 2025. REUTERS/Amir Cohen photo Amir Cohen/REUTERS

Un tableur qui s’étend sur 1 227 pages : le 23 juin, le ministère de la Santé du Hamas dans la bande de Gaza rendait public une liste mise à jour du nombre de personnes tuées depuis octobre 2023 et la riposte israélienne aux massacres commis par le Hamas. Une liste allant du plus jeune au plus âgé, précise le quotidien israélien Ha’Aretz.

“Contrairement aux listes précédentes, ce décompte indique l’âge précis des enfants âgés de moins d’un an lorsqu’ils ont été tués. Mahmoud Al-Maranakh et sept autres enfants sont morts le jour même de leur naissance. Quatre autres enfants ont été tués le lendemain de leur venue au monde, cinq autres ont vécu jusqu’à l’âge de deux jours. Ce n’est qu’à la page 11, après 486 noms, qu’apparaît le nom du premier enfant qui avait plus de six mois lorsqu’il a été tué.”

Les noms des 17 121 tués de moins de 18 ans couvrent 381 pages. Sur le total de 55 202 morts, 9 126 étaient des femmes, poursuit le journal israélien. En Israël, beaucoup rejettent ces chiffres, affirmant qu’ils sont exagérés ou été gonflés.

“Pourtant, de plus en plus d’experts internationaux affirment que non seulement cette liste, avec toute l’horreur qu’elle incarne, est fiable, mais qu’elle pourrait même être très en deçà de la réalité.”

Parmi eux, Michael Spagat,