Salon de l’aviation et de l’aéronautique du Bourget (93) – Les autorités françaises ferment les stands israéliens sous des bâches noires

Selon Le Figaro, le Salon du Bourget 2025, inauguré ce lundi par le Premier ministre François Bayrou, est marqué par un incident diplomatique : le président israélien Isaac Herzog a dénoncé comme « scandaleuse » la décision du gouvernement français de fermer les stands israéliens. « C’est comme créer un ghetto israélien », a-t-il déclaré sur LCI, rappelant que les entreprises avaient « signé des contrats » et « payé » leur présence.

Dans la nuit, plusieurs stands d’entreprises israéliennes ont été barricadés. En réaction, les élus de Seine-Saint-Denis ont boycotté l’arrivée de François Bayrou.

Pendant ce temps, le Premier ministre poursuivait sa visite des stands de grands groupes français comme Safran, Dassault et Thalès. Accompagné de Philippe Tabarot, ministre des Transports, il a salué les avancées technologiques portées par le Corac (Conseil pour la Recherche Aéronautique Civile), qualifiant ses réalisations de « réussite exceptionnelle ».

Emmanuel Viellard, commissaire général du Salon, a rappelé que « la France est un grand pays d’aéronautique » et que l’événement conserve une visibilité mondiale malgré les tensions géopolitiques.

 

Les stands d’Israel Aerospace Industries (IAI), Rafael Uvision, Elbit et Aeronautics ont été ceints de hautes bâches noires, fermant de fait les stands. Ils exposaient des armements offensifs, comme ceux susceptibles d’être utilisés à Gaza, en violation du cadre qui avait été agréé avec les autorités israéliennes, a fait valoir une source française proche du dossier.

Dans un communiqué, le gouvernement israélien a dénoncé une «décision scandaleuse et sans précédent», qui crée une «ségrégation» à l’encontre des exposants israéliens. Une exposante israélienne a écrit à la craie sur la bâche de Rafael Uvision que ces systèmes d’armement «protègent en ce moment l’Etat d’Israël», affirmant : «Le gouvernement français, au nom de la discrimination, essaie de vous les cacher».

Liberation