Belgique : Se pose la question de l’autorisation des signes religieux dans l’administration

L’autorisation des signes religieux dans l’administration revient (très) régulièrement dans le débat politique dans la capitale. Derrière cette expression, c’est surtout le port du voile islamique qui retient en réalité l’attention des élus qui poussent le dossier. En ce printemps 2025, cette question sensible pour de nombreux électeurs bruxellois se réinvite dans plusieurs conseils communaux. Après la Ville de Bruxelles (entendez la commune) en mars dernier, celle-ci a ainsi atterri mardi soir à Molenbeek. Le 22 mai prochain, ce sera le tour d’Anderlecht. Comme souvent pour ce sujet inflammable, c’est l’opposition qui a allumé la mèche. Particulièrement sensible aux thématiques liées à l’islam, la Team Fouad Ahidar (TFA) a ainsi déposé des textes dans ces trois assemblées d’élus locaux. Lesoir.be

La ministre Vanessa Matz réfléchit au port d’un uniforme pour les agents de l’administration, mais ne veut pas cartographier les femmes voilées

Elle a transmis un courrier demandant à ses administrations de cartographier les pratiques de codes vestimentaires déjà en vigueur.

Chaque citoyen « a droit à des services publics neutres et de qualité » soulignait en janvier, dans son accord de coalition, la majorité fédérale. Dès qu’il entre en contact avec l’administration, le citoyen doit donc la percevoir comme étant « neutre » à son égard. Impossible par exemple qu’une ou un employée, présent au guichet, porte un voile islamique ou une croix ostentatoire. Dès lors, « le gouvernement, après analyse et consultation avec les principaux fonctionnaires, introduira un uniforme ou un code vestimentaire » au sein des administrations, concluait l’accord. Lalibre.be