
28/04/2025
Dans un communiqué, le parquet de Nîmes a dit lundi 28 avril retenir le caractère raciste du meurtre d’un fidèle à la mosquée de La Grand-Combe dans le Gard survenu ce vendredi. Une information judiciaire pour meurtre avec préméditation et à raison de la religion a été ouverte.
Il espérait que sa tante paternelle lui donnerait refuge, mais la femme le convainquit de se rendre à la police.
Selon l’avocat italien qui l’a accompagné au commissariat avec sa tante, c’est la femme qui l’a convaincu de se rendre après avoir reconstitué ce qui s’était passé et c’est elle qui a appelé l’avocat, également parce que le jeune homme ne parle pas italien, mais seulement français et rom et qu’il avait besoin d’une traduction constante.
L’avocat a également expliqué que la femme, qui vit avec son mari et ses enfants dans un logement social à Pistoia, a immédiatement essayé de contacter les parents du meurtrier, mais qu’elle avait des difficultés parce qu’il était recherché par la police française.
« Il n’a rien dit contre l’islam, on lui a demandé s’il y avait un motif racial, mais il a semblé plutôt déconcerté et l’a exclu. »

L’avocat Giovanni Battista Salvietti a accompagné le jeune homme qui s’est rendu pour le meurtre en France au commissariat de police
La préfecture de police de Pistoia l’identifie comme étant « Oliver Hadzovic », âgé de 21 ans.
Selon un communiqué de la police italienne, l’homme s’est constitué prisonnier, accompagné d’un proche parent résidant dans cette commune de Toscane.
Olivier H, suspecté d’avoir asséné une quarantaine de coups de couteau à un fidèle dans la mosquée de La Grand-Combe, dans le Gard, s’est rendu à la police dans la région de Florence, en Italie.
La famille, de culture chrétienne, ferait partie de la communauté des gens du voyage, indique avec prudence une source proche du dossier. Un de ses frères, âgé de 15 ans, a été placé en garde à vue hier avant d’être relâché, faute d’éléments à charge.
Samedi en fin de journée, le parquet national antiterroriste était toujours en phase d’évaluation des faits. L’avocat de la famille d’Aboubakar Cissé, Mourad Battikh, assure sur BFMTV qu’il s’agit bien « d’un acte terroriste. Pour l’heure, le parquet d’Alès n’écarte ni ne privilégie « aucune piste » : « Le mobile du crime est inconnu à ce stade », a-t-il encore souligné.