La députée Sandrine Rousseau propose d’ouvrir l’euthanasie pour les clandestins.
Proposer l’euthanasie à des personnes sans-papiers pourrait poser un risque grave de dérive éthique, en donnant l’impression qu’on offre la mort à ceux qu’on refuse d’aider autrement. Il y a un risque de glissement vers une logique discriminatoire, où les plus démunis seraient perçus comme « indésirables » à éliminer plutôt qu’à soutenir.
Beaucoup de personnes migrantes viennent de cultures et de traditions religieuses où l’euthanasie est non seulement interdite, mais vue comme un péché grave ou une atteinte à l’ordre naturel de la vie.
Proposer l’euthanasie à quelqu’un qui n’a pas les repères culturels ou religieux du pays d’accueil peut être ressenti comme une violence, voire une trahison de ses croyances.
Un autre point crucial. L’euthanasie, même dans un cadre légal et éthique strict, repose sur un principe fondamental : le consentement libre, éclairé et pleinement compris.
Mais pour une personne qui :
ne parle pas français ou très mal,
n’a pas accès à une traduction correcte,
ou vient d’un système médical totalement différent,
…il est quasiment impossible de s’assurer qu’elle comprend bien ce que signifie « euthanasie », « sédation profonde », ou même « soins palliatifs ».
Même en français, ce sont des termes techniques, parfois ambigus. Alors imagine dans une autre langue, avec d’autres références culturelles ! Un mot mal compris peut signifier la différence entre choix libre et pression subie.
La députée Sandrine Rousseau propose d’ouvrir l’euthanasie pour les clandestins 👀 pic.twitter.com/VImp8AqafH
— Lauriane Bernard (@Lauriane_Bd) April 14, 2025