Une mobilisation qui se paye au prix fort. Jeudi 24 avril 2025, la direction de Sciences Po Paris a annoncé avoir interdit, à titre conservatoire, lâaccès à lâétablissement à  trois étudiants propalestiniens. Ils sont accusés dâavoir enfreint le règlement en participant à plusieurs actions.
Dix étudiants sanctionnés depuis octobre
Selon les déclarations faites à lâAFP par une porte-parole de Sciences Po, les élèves ont fait lâobjet de ces mesures pour «âblocages à deux reprises et fortes perturbations dâévénements avec actes dâintimidationâ».
Le comité Palestine de Sciences Po a pris la parole via son compte Instagram. Les étudiants dénoncent une «âpurgeâ». Les étudiants visés ne peuvent plus avoir accès au campus jusquâà la tenue de la section disciplinaire, dont la date nâest pas encore fixée, «âce qui peut prendre plusieurs annéesâ», déplore le collectif.
Concrètement, que leur est-il reprochéâ? Dans un message adressé aux membres des conseils de lâétablissement consulté ce jeudi 24 avril 2025 par lâAFP, le directeur de lâinstitut, Luis Vassy, évoque une série dâincidents provenant dâun «âgroupe infime dâétudiantsâ», notamment jeudi 10 avril 2025 lors dâ«âune conférence rassemblant plusieurs présidents dâuniversitésâ», perturbée par «âune quinzaine de personnes qui ont confisqué la paroleâ».
Il mentionne aussi, mardi 15 avril 2025, lâoccupation dâune cour du campus avec «âlâaffichage de banderoles au contenu particulièrement choquantâ», notamment lâune parlant dâ«âintifada anti-sionisteâ», avec de nouvelles actions les deux jours suivants.
Luis Vassy parle aussi dâ«âune communicationâ» publiée en ligne lundi 21 avril 2025 par le comité Palestine qui aurait «âchoquéâ» puis, deux jours plus tard «âune autre publication aux relents antisémites mise en ligne puis rapidement retiréeâ» sans en détailler le contenu.
Dans le même temps, plusieurs dizaines dâétudiants pro-palestiniens ont de nouveau manifesté jeudi 24 avril 2025 dans le hall de Science Po Paris. Au total, dix étudiants ont fait lâobjet de mesures dâexclusion temporaire dans le cadre dâactions propalestiniennes depuis le mois dâoctobre.