Minaret à Saint-Etienne : comment le projet a évité la polémique
Prévu dans les premiers plans à une
hauteur de 21 mètres, il perdra 7 mètres lors de
l'instruction du dossier par les services administratifs. L'architecte
explique que la construction d'une mosquée doit «
s'inscrire dans un projet de ville »
Lorsqu'en mars 2003 le centre
socioculturel marocain de Saint-Étienne dépose son permis
de construire pour la réalisation d'une mosquée, le
projet se veut « sobre et discret ». C'est le vœu de
l'architecte Kamal Abdelkrim et du recteur Larbi Marchiche.
Située dans le bas du secteur du Soleil, la
mosquée est implantée en contrebas de l'église du
quartier. Pas question donc, pour le concepteur du projet de construire
une mosquée qui masque l'église de la place Garibaldi,
toute proche à vol d'oiseau.
Et comme beaucoup de mosquées en Europe, celle de
Saint-Étienne possède un minaret. Les premiers plans le
prévoient à une hauteur de 21 mètres. Après
instruction du dossier, par les services administratifs, sa
construction sera autorisée avec une hauteur de 14 mètres.
L'architecte prévoit « un minaret muet
» qui se fond dans le paysage et dans l'urbanisme du quartier.
« Nous avons voulu une mosquée moderne, européenne
si on peut dire. La construction d'une mosquée est une
architecture d'intérêt public. Ce ne doit pas être
le projet d'une communauté. Elle doit s'inscrire dans un projet
de ville afin d'être appréciée par l'ensemble de la
population », insiste Kamal Abdelkrim.
À l'esquisse du projet, il va même plus loin
en souhaitant que le minaret soit construit en verre « pour
marquer la transparence de cet édifice religieux ». Mais
pour l'ancienne génération le choc de l'architecture est
trop important et aussi pour une raison de coût, le minaret sera
construit en béton.
On le voit, la conception n'est pas ostentatoire. De ce fait aucune polémique naîtra face à ce projet. ( La suite de l'article sur leprogres.fr ) Article du /
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