Norvège : Un ministre d’extrême droite démissionne en raison de sa relation avec une réfugiée musulmane

Le ministre norvégien a du démissionner après avoir violé des régles de sécurité lors d’un voyage touristique en Iran avec sa nouvelle épouse, dont elle est originaire.

« L’amour a ses raisons que la raison ne connaît point. » Et un sacré goût pour l’ironie, pourrait-on ajouter au fameux adage philosophique de Blaise Pascal. Per Sandberg en sait quelque chose. L’AFP rapporte que ce ministre norvégien d’extrême-droite, responsable du portefeuille des Pêches et violemment anti-immigration, a dû donner sa démission en raison de son amour pour sa nouvelle compagne, une réfugiée iranienne de confession musulmane, et les risques d’espionnage portant sur l’intéressée.

L’histoire aurait pourtant pu être banale avant de s’ériger au rang d’un cocasse roman de gare. Avec sa compagne, le ministre s’est offert des vacances touristiques en secret… en Iran, dont est originaire sa dulcinée de 30 ans sa cadette. « En secret », écrivons-nous parce que le haut fonctionnaire a omis de prévenir ses collègues du gouvernement. Une faute grave nuisant à la sécurité d’Etat doublée d’une autre plutôt maladroite : emporter dans ses bagages son téléphone de service.

L’étau s’est resserré sur le ministre, largement critiqué par la presse nationale au point de démissionner le lundi 13 août dernier. Une démission accélérée lorsqu’il a également admis avoir enfreint les mêmes règles de sécurité lors d’un voyage en Chine au printemps de l’année dernière. Cela alors même que les services d’intelligence norvégiens listent ces deux pays, avec la Russie, comme les plus propices à pratiquer l’espionnage.

La descente en enfer ne s’arrête pas là pour l’homme à l’amour contrarié. Sous la pression, le numéro deux du Parti du Progrès a dû abandonner la vice-présidence de cette formation populiste située à la droite de la droite. « Je pense qu’il a pris la bonne décision« , a commenté Erna Solberg, la Première ministre, dans des propos relatés par Le Point. Depuis plusieurs jours, des critiques, issues même de son propre parti, ne cessaient de pleuvoir sur les tourtereaux. « Je pense que beaucoup connaissent un sentiment de soulagement », analysait l’ancien leader du parti, Carl I Hagen. La démission est « une sage décision » complétait le membre du gouvernement Christian Tybring-Gjedde, rapportait le pureplayer norvégien News In English.  (…)

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